Affaires: des journalistes et des magistrats ciblés par des menaces de mort

Mediapart, Le Canard Enchaîné et quatre magistrats du PNF en charge de l’affaire Fillon ont reçu par courrier des menaces accompagnées d’une balle de 22 Long Rifle … à tous ceux qui trouvent que « les journalistes » et « la justice » ne font pas leur métier, il semble au contraire que certains pensent qu’ils le font trop bien.

ARTICLE :

Les rédactions du Canard enchaîné et de Mediapart ainsi que les bureaux de quatre magistrats du pôle financier en charge de l’affaire #Fillon ont reçu une lettre de #menaces accompagnée d’une balle de .22 Long Rifle. Mediapart a déposé #plainte.

Ce matin, sur les ondes de France Inter, François Fillon a réitéré ses menaces. Le candidat du parti Les Républicains entend poursuivre en justice, « le jour venu », « tous ceux qui sont à l’origine » de la #révélation de l’affaire sur l’emploi présumé fictif de son épouse. « Cette opération a été montée, je le prouverai. J’ai les dates, les jours, les personnes qui ont communiqué ces documents. […] Ceux qui sont à l’origine de cette affaire ne dormiront pas bien à l’avenir. »

Depuis que l’affaire – révélée par #LeCanardenchaîné – des emplois présumés fictifs de son épouse et de ses enfants a éclaté et lui a valu une mise en examen pour « détournement de fonds publics, complicité et recel de détournement de fonds publics, complicité et recel d’abus de biens sociaux, et manquement aux obligations déclaratives à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique », François Fillon dénonce à longueur d’interviews comme de meetings, « un assassinat politique », « une machination » ourdie « dans les arrière-cuisines » d’« officines » et pointe du doigt les médias qui enquêtent sur ses déboires et les magistrats qui instruisent ses dossiers.

François Fillon l’ignorait au moment de prendre la parole au micro de France Inter mais Mediapart venait de recevoir un courrier de menaces assorti d’une balle de .22 Long Rifle, envoyé depuis Marseille et adressé à la « rédaction Médiapart (sic» ainsi qu’à Edwy Plenel, son président-fondateur. « La Vigilance et la Protection ne durent pas Ad Vitam… Ce jour-là/Nous serons là/pour Vous/ou/l’un de vos Proches », prévient ce courrier rédigé à l’aide d’un traitement de textes. Il est l’œuvre de l’autoproclamé « Collectif d’Epuration 2J » qui se choisit un logo représentant un cercueil sur lequel on lit les initiales « EP »pouvant correspondre à celles d’Edwy Plenel, et un slogan « Juges et Journalistes dans le même sac ». Une affirmation, en tout cas sa chute, qui pourrait être une référence au Service d’action civique (SAC), la police parallèle du gaullisme.

 

lire sur mediapart.fr

publié le 6 avril 2017

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