Pourquoi l’Italie ne parvient pas à endiguer la corruption

Il y a 25 ans, l’opération « Mani Pulite » (Mains propres) mettait au jour le cancer de la corruption en Italie et visait à l’anéantir définitivement … pourtant les affaires de corruption gangrènent toujours l’économie italienne. Le coût de cette culture de l’illégalité se chiffre en dizaine de milliards d’euros.

ARTICLE :

Un quart de siècle après le lancement de l’opération Mani Pulite, la corruption gangrène toujours l’économie italienne. L’enrichissement personnel a remplacé le financement des grands partis politiques, mais le coût de la « culture de l’illégalité » se chiffre toujours en dizaines de milliards d’euros.

C’est un sujet récurrent dans les médias italiens, au même titre que les vacances scolaires, la Fête des mères ou les soldes : les affaires de #corruption. Les retranscriptions d’écoutes téléphoniques d’#entrepreneursvéreux sont égrenées en première page des quotidiens ; les fuites sur des affaires concernant des #hommespolitiques à la #morale douteuse font l’ouverture des journaux télévisés ; la découverte d’infiltrations mafieuses dans des #chantierspublics défraie la chronique pendant plusieurs jours… avant de tomber dans l’oubli.

Pourtant, tout le monde en Italie se souvient de l’opération #ManiPulite (« Mains propres ») qui, en mettant au jour le cancer de la #corruption, était censée l’extirper définitivement. Il y a tout juste vingt-cinq ans était lancée cette enquête, qui dévoilait la traditionnelle et profonde #collusion entre milieux économiques et les partis politiques. Après 3.000 arrestations et plus de 1.200 condamnations, la Première République italienne s’effondrait, faisant disparaître sous ses ruines la Démocratie chrétienne et le Parti socialiste de Bettino Craxi.

 

lire sur lesechos.fr

publié le 8 mars 2017

 

Découvrez d'autres articles :

Laisser un message