L’ONU se révèle incapable de réprimer les scandales sexuels

Les missions de la paix de l’ONU sont entachées ces dernières années par des centaines d’accusations d’abus et de violences sexuelles, et ce malgré les promesses de « tolérance zéro ». Les dysfonctionnements de l’appareil disciplinaire interne sont multiples et laissent le sentiment amer d’une impunité inacceptable.

ARTICLE :

Des centaines d’accusations d’#abus et de #violencessexuelles ont visé ces dernières années des personnels de l’#ONU, civils et militaires, lors des #missionsdepaix. La crédibilité de l’organisation internationale est entachée par ces #scandales récurrents. En dépit des promesses de « tolérance zéro », le nombre des victimes croît. Plongée au cœur d’une machine qui sait si bien gérer l’#impunité. Cette enquête est publiée dans le cadre de l’opération « Zero Impunity ».

« Appelez Camille*, dites-lui que vous êtes une amie de fac. Parlez-lui en français. Il attend votre appel. » Camille est fonctionnaire à l’ONU depuis dix ans. À Manhattan, à l’opposé des quartiers généraux des #Nationsunies, il accepte de nous rencontrer. Durant quatre heures, il va nous dévoiler les multiples dysfonctionnements de l’appareil disciplinaire interne, dont il est l’un des rouages. Cet appareil est censé instruire et sanctionner les affaires de violences et agressions sexuelles qui mettent en cause des personnels des Nations unies.

Car bien loin des nobles intentions de promotion des droits de l’homme – et des femmes –, les scandales d’abus sexuels commis par des #casquesbleus ou des #fonctionnairesonusiens émaillent l’histoire récente de l’organisation. D’après le « Rapport d’évaluation sur les efforts d’assistance en matière d’exploitations et abus sexuels liés au personnel des missions de la paix » (mai 2015), 480 allégations d’abus ont été dénombrées de 2008 à 2013. Tout porte à croire que les cas sont largement sous-reportés.

 

lire sur mediapart.fr

publié le 21 février 2017

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