La corruption, c’est le vol

La mondialisation a des qualités,  elle a ouvert les horizons des citoyens de tous les pays. Plus nombreux et plus puissants, ils ont compris que ce vol organisé par les dépositaires du pouvoir non seulement soustrait des revenus à l’économie et à chacun, mais en plus mine la démocratie et la confiance politique.

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Les Islandais, les Brésiliens ou les Sud-Coréens hier, les Roumains aujourd’hui, ont des raisons de se révolter. A leur manière, les électeurs français et américains ne disent pas autre chose.

Il n’y a pas de petite ou de grande #corruption : la corruption, c’est le vol. C’est le message adressé par les centaines de milliers de Roumains qui sont descendus dans la rue cette semaine. Ils ne décolèrent pas depuis que leur gouvernement a décidé d’abaisser à 44 000 euros le montant à partir duquel la corruption devient punissable d’une peine de prison. Au-dessous, c’est moins grave.

Cela tombe bien, justement, le chef du Parti social-démocrate au pouvoir (PSD), Liviu Dragnea, est poursuivi pour une affaire d’emplois fictifs qui ne lui a rapporté « que » 24 000 euros. Une bagatelle. Les geôles, très peu pour lui.

La ficelle est énorme, mais ce qui est intéressant, c’est qu’elle ne passe plus. La corruption a la vie dure : sortez-la par la porte, elle revient par la fenêtre, comme en #Roumanie.

En ouvrant les frontières et en favorisant la circulation des capitaux, la mondialisation lui a offert de nouveaux horizons. Délocalisée, relocalisée, #offshore ou onshore, nationale ou multinationale, elle sait identifier les modèles innovants.

 

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publié le 4 février 2017

 

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