Syrie : « A l’ONU, les Etats-Unis ont laissé la part belle à la Russie »

Au-delà de son analyse sur l’impuissance de l’ONU dans le règlement du conflit Syrien qui, rappelons-le, voit mourir des civils depuis 6 ans dans une sorte d’indifférence générale, Célhia de Lavarène, journaliste politique ayant effectué 7 missions pour les Nations-Unies ne mâche pas ses mots sur le fonctionnement de l’institution qu’il faudrait réformer en profondeur, ce qu’aucun des pays membre ne souhaite vraiment. Elle vient de publier un livre « Les étoiles avaient déserté le Ciel » aux éditions Balland sur ses missions  effectuées sous l’égide de l’ONU.

 

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La Russie et la Chine ont opposé leur veto, lundi au Conseil de sécurité, à une résolution demandant une trêve de sept jours à Alep. Célhia de Lavarène, journaliste et ancienne employée des Nations unies, n’est pas tendre avec l’institution. Interview.

 Il n’y aura pas de répit pour les habitants d’Alep. Pour la sixième fois en six ans de conflit, la Russie a bloqué lundi 5 décembre une résolution du Conseil de sécurité pour une trêve de sept jours, anéantissant la minuscule lueur d’espoir de voir les habitants de la ville martyre respirer. Les réunions d’urgence et les tentatives de résolution à l’ONU se sont enchaînées, sans illusion, sans résultats. « Ce Conseil a été totalement incapable d’agir », avait reconnu l’ambassadeur britannique des Nations unies, Matthew Rycroft, il y a quelques jours, conscient que le blocage des Russes empêcherait toute avancée.

Célhia de Lavarène, journaliste, a longtemps travaillé pour l’ONU. Dans son livre « les Etoiles avaient déserté le ciel » (Editions Balland), elle y décrit une institution déconnectée de la réalité du terrain et ne se fait pas d’illusions sur la possibilité d’une solution onusienne. Elle livre à « l’Obs » son regard sur la Syrie, « drame le plus infernal qui soit » que l’ONU, comme tant d’autres conflits, n’a pas réussi à régler.

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