Monsanto accusé de « crimes contre l’humanité et écocide » par un tribunal international citoyen

La firme américaine est accusée par des associations d’avoir commercialisé des #produitstoxiques responsables de la mort de milliers de personnes.

Les charges retenues contre la multinationale #Monsanto sont lourdes et lui valent d’être poursuivie devant un tribunal international qui se réunit à #LaHaye (Pays-Bas) les samedi 15 et dimanche 16 octobre. Accusée de              « violations des droits humains, #crimes contre l’humanité et #écocide », la firme américaine se voit notamment reprocher la commercialisation de produits toxiques qui ont causé la mort de milliers de personnes, comme les polychlorobiphényles (#PCB ), le #glyphosate – herbicide connu sous la marque #Roundup – ou encore l’acide 2,4,5-trichlorophénoxyacétique (ou 2,4,5-T), constituant de l’« agent orange », herbicide pulvérisé par avion au-dessus des forêts par l’armée américaine durant la guerre du Vietnam.

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La société, née aux Etats-Unis en 1901 – son créateur John F. Queeny l’avait baptisée ainsi en hommage à son épouse Olga Monsanto – se voit aussi traînée sur le banc des accusés pour un modèle d’agriculture industrielle générateur de fortes émissions de gaz à effet de serre, pour la dépendance du monde paysan à ses #semences et leurs brevets, pour le « #lobbying auprès des agences de réglementation et des autorités gouvernementales »… en bref, pour l’ensemble de son œuvre.

Le #procès est symbolique : il est organisé par un réseau associatif et militant, mais ce sont bien cinq juges de renommée internationale qui vont avoir la charge d’évaluer les faits reprochés à Monsanto et de juger des dégâts causés par la #multinationale. La Sénégalaise Dior Fall Sow est consultante pour la Cour pénale internationale (#CPI ), à La Haye, et ex-avocate générale du Tribunal pénal international pour le Rwanda. L’Australienne Gwynn MacCarrick a travaillé, elle, auprès du bureau du procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. Quant au Mexicain Jorge Abraham Fernandez Souza, il a notamment été rapporteur au tribunal Russell sur la répression en Amérique latine et est conseiller auprès de la commission nationale d’arbitrage entre l’Armée zapatiste de libération nationale et le gouvernement mexicain. …

 

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LE MONDE |   | Par  Rémi Barroux

 

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