Pollution automobile : l’Etat aurait protégé Renault

Le « #dieselgate » va-t-il toucher la France ? Renault était dans une mini-toumente boursière ce matin – plus forte baisse du CAC 40 mardi 23 août à midi – après les révélations du Financial Times (FT) sur les tests d’émissions de la #commissionRoyal.

Selon le quotidien britannique, le rapport final de cette commission indépendante sur les #émissionspolluantes d’automobiles en France, publié fin juillet, aurait omis des informations clés laissant supposer que des véhicules diesel de #Renault émettent dix à onze fois plus de #gaztoxiques en conditions réelles que lors des tests #antipollution. Contactés par Le Monde, ni Renault ni le ministère de l’environnement, que dirige Ségolène Royal, n’ont fait de déclaration.

L’éclairage :   Les tests sur les voitures diesel révèlent « de nombreux dépassements » de seuil de pollution

La version diesel du Renault Captur mise en cause

Le #FinancialTimes, qui s’appuie sur le témoignage de 3 des 17 membres de la commission, met en cause précisément la version diesel du Renault Captur. La trappe à oxydes d’azote – les très polluants NOx – de ce modèle fonctionnerait seulement en situation de tests, mais pas en conditions habituelles de conduite sur route. #CharlotteLepitre, membre de la commission pour l’ONG France nature environnement, citée par le FT, a confirmé au Monde que l’enquête avait mis en évidence un réglage des véhicules Renault conduisant leur système antipollution à ne plus se déclencher lorsque la voiture roule longtemps. Aucun de ces faits n’apparaît pas dans le rapport final du 29 juillet.

Lire aussi :   Enquête inachevée sur les véhicules diesel

Le FT suppose que l’Etat, qui avait mené une opération #transparence après le #scandale des moteurs truqués de #Volkswagen, a, au vu des résultats, tenté de préserver l’entreprise dont il est actionnaire à 20 %.

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LE MONDE |   | Par  Éric Béziat

 

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