Suisse : Plate-forme pour lanceurs d’alertes à l’étude

Valais : L’importance du rôle des «whistleblowers» a été mise en évidence dans les affaires qui ont secoué l’Hôpital du Valais et celle qui entache un home à Vex.

L’Etat du Valais planche sur une structure en faveur des lanceurs d’alertes.

«Nous étudions la mise en place d’une structure pour les donneurs d’alerte depuis que la Commission d’enquête parlementaire a rendu son rapport sur les dysfonctionnements à l’Hôpital du Valais. Nous réfléchissons à quel système pourrait être mis en place», a indiqué Esther Waeber-Kalbermatten, cheffe du département de la santé, mercredi au Grand Conseil.

La mise sur pied d’une plate-forme anonymisée permettant aux lanceurs d’alerte de signaler «des comportements inadéquats» fait partie des recommandations proposées par la Commission de gestion du Grand Conseil (Cogest) dans son rapport sur le home de Vex. Ce dernier traverse une crise, marquée par le dépôt d’une plainte pénale contre X par onze employés, notamment pour maltraitance envers des résidents.

La Cogest recommande également d’exiger «un certificat de bonnes moeurs et un extrait du casier judiciaire lors de tout engagement du personnel». Elle demande également au département d’agir à l’avenir de manière efficace, afin de préserver la sécurité des patients tout en garantissant la confidentialité des lanceurs d’alertes.

Manque de réactivité reproché

La Cogest, unanimement soutenue par le Grand Conseil, reproche au DSSC son manque de réactivité dans l’affaire du home. Le département,organe de surveillance, est intervenu directement auprès de l’établissement en septembre 2014, soit environ trois mois après le dépôt de la plainte pénale.

Le gouvernement valaisan estime que les mesures ont été prises dans un laps de temps adéquat, étant donné le contexte. Il a fait part de sa position par écrit aux députés.

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